ils ne savent pas
En réflechissant, en faisant le bilan des derniers mois, je me suis rendue compte que j'avais un vide...De fevrier à Septembre, pendant cette délicate période où je n'étais pas moi, où je vivais au quotidien avec mon oposé je n'ai que peu voir pas de souvenir...Je sais que c'était affreux, que j'étais folle, je me souviens d'avoir expliqué à Nicolas que "j'étais 2" et que je n'avais aucune emprise sur cet opposé à moi qui prenait le dessus, me randait rageuse, hystérique...La réponse de Nicolas avait été sans appel "ne dis rien". Il voulait que je cache ce sentiment, qui n'en était pas un, de ma double identité...Quand je vois à la télé ces personnalitées multiples, j'ai un froid dans le dos, je connais ce sentiment d'impuissance, de ne pas pourvoir avoir le dessus sur cet autre qui vit au fond de nous, détruit et qui nous enfonce dans la solitude, dans la destruction, dans la detresse, la haine. Aujourd'hui les symptomes de l'hypothyroidie progressent : une fatigue intense incontrolable qui me clou au sol, une déprime si porfonde quelle est abyssale, une lutte pour garder mon poids et ne pas me consoler avec une tablette de chocolat, le froid revenu... Mais après le peu de souvenir que j'ai des quelques mois précédent, je suis prête à encaisser mon hypothyroidie sans me plaindre, je ne sais trop ou du moins compte tenu de ce que mes parents et mon mari me disent je ne suspecte trop à quel point me voir comme ça a du être un cauchemar. Comment leur expliquer que mon cerveau a su comme il l'a déjà fait par le passé effacer ces moments de douleur. Mais je m'en veut, je m'en veut d'avoir pu oublié ces quelques mois auprès de mon fils, d'avoir été esclave de ce corps, dompté par quelques centimètres de tissus. J'en veut aussi aux 2 personnes qui m'ont fait ce "cadeau" pendant ma grossesse, qui ont failli détruire ma vie. Je suis bien décidé à ne pas commettre les même erreures à ma prochaine grossesse et savoir nous préserver de ces psychopathes de la vie, de ce pour qui bonheur doit rimer avec malheur, qui décide à votre place. Ces gens sont banis de ma vie pour toujours, et si je ne trouve pas d'appuie auprès de mes proches pour ma démarche, qu'on essaye de "m'assouplir", je répète et je dis que jamais ces gens n'auront plus ce pouvoir sur ma vie, cette capacité de destruction comme ils l'ont eu, que ma souffrance aujourd'hui et hier ne sera pas celle de demain, que si je n'ai pas gagné la bataille, la vie quant à elle gagnera ! Pour ceux qui voient mon histoire de loin ces mots doivent être dures, peut être exagérés, mais je vous assure que physiquement et psychologiquement ça m'a couté si cher et qu'aujourd'hui on ne me fera pas taire.